Ils sont quelques uns à avoir connu ce sort derrière nos grilles, sans avoir trouvé leur famille, et ils nous hantent encore : Fun, Tchoupette, Yacki, Romy, Dick, Bébé, Vagabond, Bounty et tant d’autres. On se dit que l’on fera mieux la prochaine fois, que ça ne doit plus arriver, que tous ont une famille qui les attend quelque part et qu’on la trouvera.
C’est pourtant ce qui attend notre Teddy. Teddy va mourir. Ici. Seul. Bientôt.
Après l’avoir vu encaisser le choc d’un abandon dont il ne s’est jamais remis, le départ de ses compagnes de parc, nous pensions ne devoir soigner que sa déprime. Mais le verdict est tombé : à seulement 6 ans, il est atteint d’un cancer très agressif de la bouche et il ne s’en remettra pas. Les soins envisageables (chirurgie avec des suites douloureuses et radiothérapie, qui lui laissent au mieux 56 % de survie à 2 ans) sont trop lourds, trop invasifs, trop douloureux et pas du tout gérables dans un refuge. On ne parle même pas d’argent mais de son confort de vie. Il est impossible pour nous de lui infliger de telles souffrances pour si peu d’espoir.
Mais si on ne peut changer la destination, du moins peut-on changer le chemin : ne pas partir seul, mais entouré d’amour, ne pas se morfondre dans un parc trop chaud mais connaître quelques mois de bonheur et de plaisir dans une famille, ne pas attendre la mort mais profiter de ce qui lui reste à vivre. Et cela, C’est de vous que cela dépend. Teddy est un nounours, gentil et tranquille maintenant. La seule contrainte est qu’il ne pourra pas cohabiter avec un mâle ni avec des chats. Mais il pourra vivre avec une femelle de bon caractère. C’est un appel au secours que nous lançons. Si nous avons déjà souvent mis Teddy en avant sans succès, c’est ici sa dernière chance. Vous qui existez sans doute quelque part, qui saurez accompagner cette merveille de gentillesse, qui saurez savourer le bonheur que vous lui offrirez, même fugace, parce que fugace, qui saurez lui offrir un départ apaisé et choyé, vous qui saurez faire passer sa sérénité avant votre chagrin… vous, appelez le refuge. Nous vous attendons, et lui aussi.




































